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Témoignages & Réactions

Témoignage de Laurent Ciligot-Travain

Notre fille Anouk est née le 22 septembre 2005. Quoi qu'il en soit déjà à l'époque des difficultés de notre couple, c'était une enfant désirée, ardemment désirée. Nous avions, en effet, fait appel à la médecine et j'avais dû suivre un traitement hormonal assez lourd. Nous aimions notre enfant et nous formions des projets sincères pour son épanouissement. Comment avons-nous pu en arriver là ? Au désastre de l'enlèvement parental ! De mésententes en conflits, de conflits en déchirures, sans aucune violence physique, nous nous sommes pourtant blessés au point de négliger finalement nos premiers devoirs envers notre enfant : grandir avec ses deux parents, sentir leur amour ! Je dis nous, mais ce choix ne fut pas le mien. Je l'ai subi, mon ex-compagne, la mère de notre enfant nous l'a infligé à tous les trois. Elle m'a privé de ma fille, elle a privé ma fille de son père, moi. Elle s'est privée elle-même de nous deux et de la possibilité de refaire sereinement sa vie. Elle a disparu, enlevant notre fille ; ce jour, la disparition, je ne l'oublierai jamais. Je me suis révolté, je me suis débattu avec la justice : porter plainte auprès de la gendarmerie, faire appel de la décision du Juge aux Affaires Familiales, rechercher un avocat en qui avoir confiance, appeler les familles, la mienne et la sienne. Tout cela dans l'instant même de la douleur et de l'angoisse. Mais le Procureur de la République n'agit tout d'abord pas, chaque famille a pris parti, l'avocat n'est pas étonné et m'indique des délais « raisonnables », le Juge d'Instruction écoute, lance des commissions rogatoires. Et les semaines passent, puis les mois, puis des années ! Ma fille a disparu depuis cinq ans ! Elle me manque. Se souvient-elle encore de moi ? Que fait-elle ? Est-elle heureuse ? Menacée ? À quoi, à qui ressemble-t-elle ? Les détails de mon histoire doivent ressembler à beaucoup d'autres. L'inertie judiciaire, l'incrédulité des autres, l'espoir, le découragement et la douleur. L'incommensurable douleur de l'absence ! La culpabilité ! Contre toute logique. Et pourtant, il faut vivre dans l'espoir du retour. Se battre avec les institutions tout en préparant l’accueil. Repu d'absence, avide de présence, d'images, de paroles, de rires. Là où je vis en Guyane, j’habite près d'une famille haïtienne et j'entends souvent les jeux, les rires, les chants des petites filles. Es-tu aussi heureuse ma fille ? Pourrais-je encore te serrer dans mes bras Anouk ?



Partage d'un désarroi face aux enlèvements parentaux

En tant qu'infirmière puéricultrice, je vois ce qui se joue autour des enfants dans les conflits de couples.

Les enfants ne sont, à ce moment là, plus des être qui ont des droits qu'il faut respecter, mais des propriétés, des monnaies d'échange.

Tant du côté maternel que paternel, souvent les violences, les accusations, deviennent le quotidien des ces enfants qui sont littéralement torturés, de conflits de loyauté en chantage affectif.

Comment les protéger ? Comment aider les couples autour du bouleversement identitaire qui se joue autour de la parentalité ? Chaque situation est si complexe ! Je ne relai personnellement jamais les avis de recherche non-officiels sur Facebook : comment savoir si la personne recherchée ne se protège pas de ceux qui la cherchent ? Un mari violent, une mère abusive ?

Je n'ai pas de solutions ni d'observations particulières ...Juste un désarroi, une impuissance, qui fait écho à l'insupportable silence de celui que l'on recherche.

Courage aux familles. Espoir pour les enfants.
Hélène

Mobilisons-nous avec le CFPE-Enfants Disparus

Trop d'enfants disparaissent.... Petits, ados, mobilisons nous avec votre association pour aider ces enfants et leur famille !

Depuis longtemps, je publie sur mon Facebook des avis de recherche mais j'estime qu'il n'y a pas que les enfants, et on parle trop, à mon avis, des personnes qui font le mal...

Il n'y a pas assez de reportages sur les disparitions inquiétantes d'enfants, on tourne trop vite la page pour passer à autre chose ! Avant il y avait les cartons de lait pour (Marion), plus rien, avançons aussi avec un autre moyen de diffusion, maillot, drapeau, foulard, etc......

Je suis très sensible aux enfants en danger, solidaire de tous les parents qui vivent ces instants affreux.

Bien avec vous, cordialement.
Joëlle


Coup de colère de Marie-Françoise Driss

Ma fille Selhia Ali, 15 ans, a fugué le 30 Novembre 2013. J'ai contacté immédiatement la gendarmerie de B. qui, à ce jour, n'a toujours pas de nouvelles à me donner. De mon côté, j'ai contacté tous ses amis, sans succès. C'est inadmissible qu'il n'y ait toujours aucun résultat au bout de quatre mois. Mon lien avec le 116 000 me donne l'espoir de retrouver ma fille, car ils appellent souvent pour savoir où j'en suis. Malheureusement, leur demande de publication pour la photo de ma fille a été rejetée deux fois par le Magistrat, sans donner plus de raisons.

Je vis seule depuis le départ de ma fille et je ne comprends pas pourquoi la justice met autant de temps pour la retrouver. C'est invivable d'être dans cette situation.

Trente ans de disparition à cause d'un divorce conflictuel...

La mère déménage sans laisser d'adresse pour que les enfants ne me voient plus.
La juge aux affaires familiales me suspend de droit de visite et d’hébergement sans motifs rien que sur les dires de la mère. Je retrouve ce droit un an puis le droit de garde sans pension alimentaire et je ne sais toujours pas ou sont mes enfants.
Quatre procès en correctionnelle,les trois derniers avec mandat d’arrêt.
Intervention de l’Élisée,la brigade criminelle de Versailles cherche. On retrouve sa trace en Italie.
Mandat d’arrêt international et demande d'extradition. (elle est française) Je vais en Italie suis refoulé par la police italienne car elle a fait faire un procès pour changer la garde en Italie.
Il y a eu cinq juges d'instruction sur cette affaire, mon député a contacté la Ministre de la justice de l'époque, celle ci n'a pas voulu intervenir.
J'ai contacté le juge d'Italie qui s'occupe des français en Italie mais le Ministère de la justice a tellement traîné les pieds pour lui donner les renseignements qu'il demandait que l'affaire a été prescrite. Dans cette affaire l'avocate de la mère s'est acharnée pour que je ne puisse plus voir mes enfants. Au jugement pour que j'aie la garde de mes enfants elle ne s'est même pas présentée.
Voila deux enfants élevés dans la haine de leur père !
Quel gâchis....
Daniel Milochau

 
 
116 000 - CFPE Enfants Disparus
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